L'empreinte écologique


L'empreinte écologique


L'empreinte écologique est un terme qui apparaît pour la première fois en 1992 dans un article écrit par le professeur William Rees. L'empreinte écologique est un indicateur qui permet d’estimer la surface de planète nécessaire pour assurer l'ensemble de nos activités. Elle est exprimée en hectares par personne et peut être calculée pour un individu, une population, une activité, l'ensemble de la population, etc.

L'empreinte écologique est composé de 6 types de surface:



  • Les surfaces forestières
    Elles représentent les surfaces nécessaire pour absorber le CO2 provenant de la combustion des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz). Elle représente 55% de la surface de l'empreinte écologique.

  • Les terres cultivées
    Ce sont les terres utilisées pour la culture des plantes destinées à la consommation humaine et à l'alimentation animale, des cultures oléagineuses et caoutchouc.

  • Les pâturages
    Les terres utilisées pour l'élevage du bétail

  • Les forêts
    La surface de forêt nécessaire pour fournir les produits issue de l'industrie du bois

  • Les terrains bâtis
    Ce sont les surfaces occupées par les bâtiments et les infrastructures

  • Les zones de pêche


La biocapacité


La biocapacité désigné la capacité d'une surface à produire des ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation.


On pourrait comparé la biocapacité et l'empreinte écologique à l'offre et à la demande, la biocapacité représente l'offre de la terre en surface biologiquement productive et l'empreinte écologique représente la demande.


Depuis 1970, l'empreinte écologique de la terre à dépassé sa biocapacité, ce qui signifie concrètement que depuis 1970 les activités humaines consomme plus de ressources que ce que la terre peut régénéré. Il faudrait aujourd'hui 1,5 terre pour régénéré ce que nous consommons.



Déficit et dette écologique


Chaque pays possède une biocapacité et une empreinte écologique différente. Certain pays comme le Gabon par exemple, possède une faible empreinte écologique (1.7 Ha/pers) et une grande biocapacité (20.1 Ha/pers) alors que d'autres comme la Belgique, ont une forte empreinte écologique (4.9 Ha/pers) et une faible biocapacité (1.2 ha/pers). Dans notre exemple, le Gabon possède une biocapacité plus grande que son empreinte écologique, on dit qu'il dispose d'une réserve écologique. Pour la Belgique qui présente la situation inverse on parlera alors de déficit écologique.


Afin de maintenir son niveau de vie, la Belgique (et les autres pays en déficit écologique) va se fournir principalement dans des pays qui possédant une réserve écologique, on dira qu'elle à une dette écologique envers ce pays. Les pays ayant une dette écologique sont appelés débiteurs écologiques et les pays possédant une réserve écologique créditeurs écologiques.



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